Barthélémy Pedotti
- Les humeurs

pourquoi?

 

il est bientôt minuit mais j'fais beaucoup plus jeune! HFT

"Par la présente j'autorise les générations futures à nous juger durement!"

Te restes-t-il assez d'amour pour prendre ton dernier mélo? HFT


 

Si j'étais croyant je mettrais tout de suite les choses au point:
dieu n'est pas l'origine, c'est le but!



non





Quand on vous dit que c'est le peuple qui paye pour les conneries des "responsables", il ne s'agit pas vraiment/seulement des impôts, c'est plus vicieux et plus vaste; pour Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe de Bilan, nous ne sommes qu'une variable d'ajustement...

L'interventionnisme sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres;
le non-interventionnisme sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres.

Face à l'interventionnisme sans précédent des Etats pour sauver un secteur financier en échec depuis 2008,
d'aucuns ont cédé à la tentation facile d'une critique libérale qui a identifié son unique coupable: l'Etat.
Ainsi, l'étatisme serait le responsable de tous les maux actuels.
Mais ces penseurs, hors de la réalité, ne voient que la partie du problème qui les arrange.
Car la critique libérale de l'interventionnisme échoue totalement à expliquer le non-interventionnisme obstiné par lequel,
l'autre moitié du temps, ce même Etat faillit entièrement dans la régulation et l'imposition de sanctions
un tant soi peu opérantes contre les abus du système financier.

J'ai écrit ici en août dernier que le capitalisme de marché n'a jamais existé, car il n'existe qu'à temps partiel: uniquement quand ses promoteurs, l'élite de la finance, en retirent d'énormes profits. Et qu'il cesse d'exister quand ces derniers en retirent des pertes.
Le capitalisme libéral s'avère donc aussi utopique que le communisme sous l'URSS.

Un "libre marché" subventionné
Aux Etats-Unis, lorsque la période est à l'euphorie boursière, le système se fait ultra-libéral et dérégulateur pour permettre aux acteurs des marchés de maximiser leurs gains, libres de toute contrainte réglementaire.
L'Etat et les autorités de surveillance démissionnent, les standards de l'éthique s'effondrent, comme ce fut le cas aux Etats-Unis avant 2000 (crise des valeurs technologiques), avant 2002 (scandales comptables) et avant 2008 (crise des subprimes).
Aux Etats-Unis, quelques 250 lois et réglementations fédérales et étatiques favorisant la protection de l'épargne ont ainsi été démantelées depuis les années 1980 à la demande des banques, ouvrant l'ère du crédit prédateur qui a mené à la crise des subprimes.

Mais lorsque la période est au krach boursier, la finance sollicite l'interventionnisme maximal de l'État et des banques centrales, sommés de subventionner les chantres du non-interventionnisme. Le système se fait étatiste au plus haut degré pour protèger les acteurs du "libre marché" de toute perte ou sanction, alors qu'ils ont échoué.

Ainsi, quand l'Etat intervient, c'est pour enrichir les riches, et quand il s'abstient d'intervenir, c'est aussi pour enrichir les riches.
Le système s'autorise à être ultra libéral à la hausse et hyper interventionniste à la baisse, opérant dans les deux cas une redistribution dans un seul sens: de la base vers le haut.
Il ne s'agit donc pas d'être pour ou contre l'interventionnisme étatique, mais contre le mélange prédateur des deux, savamment organisé pour n'agir que dans l'intérêt du secteur financier.
Un interventionnisme qui agirait pour sauver à la fois les banques et les plus démunis de la société serait plus défendable que le présent système.
Un non-interventionnisme qui laisserait les banques faillir, et priverait aussi de protection les moins favorisés, serait plus défendable que le présent système.

Mais le système actuel, où l'élite gagne à tous les coups, porte un nom. Et ce n'est pas l'étatisme. C'est la ploutocratie (gouvernement par la classe des riches).
Les Etats-Unis, modèle dominant de notre ère, ne sont pas une démocratie, mais une ploutocratie. Nous vivons en ploutocratie.
Francis Fukuyama, auteur de La fin de l'histoire, a récemment écrit plusieurs essais sur la ploutocratie américaine. D'après le magazine The American Interest, les Etats-Unis, qui étaient une ploutocratie industrielle en 1890-1920, sont devenus une ploutocratie financière dès les années 1990. L'élite de la finance, lobby désormais plus puissant que celui de la défense, sponsorise aujourd'hui l'État afin qu'il serve ses intérêts.
C'est ainsi qu'aucun dirigeant financier n'a eu à répondre des abus sans précédent de la spéculation sur les subprimes, alors que 50 millions d'Américains sont à la soupe populaire. Les amendes payées par Wall Street représentent moins de 5% des profits engrangés durant la bulle. Et des scandales outranciers comme les manipulations du taux LIBOR resteront probablement impunis.

À chaque euphorie, le non-interventionnisme de l'État aboutit à surenrichir les élites financières (25 gérants de hedge funds ont gagné, sur la seule année 2006, autant que le PIB de l'Islande), et à chaque crise l'interventionnisme appauvrit les pauvres:
entre 1970 et 2008, le revenu de 0,1% des plus riches a progressé de 385%, tandis que le revenu de 90% de la population n'a pas bougé.
L'impunité fait partie de la ploutocratie, tout comme le non-interventionnisme, dans la mesure où c'est un non-interventionnisme acheté.

Myret Zaki Rédactrice en chef adjointe de Bilan







immigration
evolution


bien sûr ce n'est pas hier que ça a commencé,
mais, blague dans l'coin, vous n'avez pas l'impression que doucement on se fait avoir...


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new medecine



world masters

Nous avons retrouvé les maîtres du monde!





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- leurs auteurs respectifs seront cités dès qu'ils se feront connaître - merci à eux!

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    - un grand merci à Eric, aux "w3schools" et autres maîtres du CSS!